Les quatre sous-catégories
La classification dépend uniquement de la masse maximale techniquement admissible :
- O1 : jusqu’à 750 kg — porte-moto, petite remorque bagagère, remorque de jardin ;
- O2 : de 750 kg à 3 500 kg — caravanes, porte-voitures, remorques de chantier ;
- O3 : de 3 500 kg à 10 tonnes ;
- O4 : au-delà de 10 tonnes — semi-remorques et remorques industrielles.
Le passage de 750 kg change aussi la technique : au-delà, la remorque doit être freinée, et le permis nécessaire dépend de la somme des PTAC du tracteur et de la remorque.
Quand faut-il immatriculer une remorque ?
En France, une remorque dont le PTAC dépasse 500 kg doit disposer de son propre certificat d’immatriculation. En dessous, elle porte la plaque du véhicule tracteur et n’a pas besoin d’être immatriculée — mais elle doit rester homologuée.
Pour une remorque achetée dans un autre pays de l’Union, le COC fournit les masses, les dimensions et le numéro de réception nécessaires au dossier. Sans lui, le guichet ne peut pas remplir le certificat d’immatriculation.
Caravanes : les masses à surveiller
Sur une caravane, deux chiffres comptent : la masse à vide en ordre de marche et le PTAC. La différence est ce que vous pouvez charger, équipements inclus. Les constructeurs proposent souvent une option d’augmentation de PTAC, réceptionnée : elle doit figurer au document, sinon elle n’existe pas administrativement.
La charge sur la flèche (poids au timon) est également indiquée : dépasser la valeur admise par l’attelage du véhicule tracteur est une cause fréquente de non-conformité.
Homologation des remorques et réception européenne
Toute remorque mise sur le marché dans l’Union doit être réceptionnée : la réception européenne des remorques est effective depuis le début des années 2010. Une remorque artisanale, fabriquée sans réception, ne peut pas obtenir de COC : elle relève d’une réception à titre isolé auprès de la DREAL.