Exemple de certificat de conformité : le document rubrique par rubrique
Un certificat de conformité tient en deux à quatre pages, avec des rubriques numérotées. Sa structure est identique dans toute l’Europe, fixée à l’annexe IX du règlement (UE) 2018/858. À l’immatriculation, seule une poignée de rubriques compte vraiment.
Mis à jour le 6 min de lecturePar L’équipe Homologa
Comment le document est bâti
Un certificat de conformité suit un modèle identique dans toute l’Europe. Qu’il vienne de Volkswagen à Wolfsburg ou de Fiat à Turin, les numéros de rubriques sont les mêmes. Seules la langue et l’en-tête du constructeur diffèrent.
Le document comporte deux parties. La partie I identifie le type de véhicule et sa réception. La partie II énumère les données techniques du véhicule concerné — masses, moteur, émissions, dimensions.
L’en-tête : qui atteste quoi
En haut figure toujours la même phrase : le soussigné certifie que le véhicule désigné ci-après est conforme à tous égards au type réceptionné. C’est le cœur du document — une déclaration du constructeur, et non une décision d’une administration.
C’est précisément pour cette raison qu’un certificat ne peut venir que du constructeur, et de personne d’autre.
Les rubriques qui comptent à l’immatriculation
0.1 Marque — le nom commercial, par exemple « Volkswagen ».
0.2 Type, variante, version — l’identifiant technique en trois parties du véhicule. Il correspond à la rubrique D.2 de la carte grise. Exemple : type AW, variante AWHZ, version 0011.
0.4 Catégorie du véhicule — M1 pour les voitures particulières, N1 pour les utilitaires légers, O1 à O4 pour les remorques.
0.5 Nom et adresse du constructeur.
0.10 Numéro d’identification du véhicule — le numéro de châssis, 17 caractères. Il correspond à la rubrique E de la carte grise et doit concorder exactement. Les lettres I, O et Q n’y figurent jamais : ce qui ressemble à un O est un zéro.
Numéro de réception CE — il correspond à la rubrique K de la carte grise et commence par le code du pays de l’autorité qui a réceptionné, par exemple e1 pour l’Allemagne ou e2 pour la France.
Les valeurs techniques
Viennent ensuite les chiffres utiles à l’immatriculation et à la fiscalité : masse en ordre de marche, masse maximale techniquement admissible, charges par essieu, masses remorquables, cylindrée et puissance nominale, type de carburant, émissions de CO₂, norme antipollution, niveau sonore, nombre de places, dimensions des pneumatiques et des jantes.
Ces valeurs décrivent le véhicule tel qu’il est sorti d’usine. C’est ce qui explique la remarque la plus fréquente à l’immatriculation : si d’autres roues ont été montées après l’achat, la monte inscrite ne correspond plus au véhicule réel.
Validité et format
Un certificat de conformité n’a pas de date d’expiration. Il décrit un état à la fabrication et reste valable toute la vie du véhicule. Conservez-le avec les papiers : le prochain acheteur vous en saura gré, surtout si la voiture repasse une frontière.
Il est délivré sur papier, généralement avec filigrane ou impression sécurisée. Une copie numérique par courriel est acceptée par de nombreux services d’immatriculation ; l’original suit par voie postale sur demande.
Questions fréquentes
Sources
- Règlement (UE) 2018/858, annexe IX — modèle du certificat de conformité (EUR-Lex) — 7 septembre 2026
- Règlement d'exécution (UE) 2020/683 — exigences administratives et modèles (EUR-Lex) — 7 septembre 2026
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