Depuis quand existe le certificat de conformité ?
Pour les voitures particulières, la réponse est précise : toute voiture immatriculée neuve dans l’Union depuis le 1er janvier 1998 possède un certificat de conformité. Pour les utilitaires, autocars et remorques, l’obligation est arrivée plus tard, par étapes, jusqu’en octobre 2014.
Mis à jour le 6 min de lecturePar L’équipe Homologa
La réponse courte
Le certificat de conformité n’est pas un document récent. Il est né avec la réception par type du véhicule complet — la procédure par laquelle un type de véhicule est homologué une fois, puis peut être immatriculé dans toute l’Union.
Pour les voitures particulières de catégorie M1, cette procédure est devenue obligatoire : depuis le 1er janvier 1998, aucune voiture neuve ne peut être immatriculée dans l’UE sans réception du véhicule complet, donc sans certificat de conformité. C’est la date qui compte en pratique.
La chronologie en détail
1970 — directive 70/156/CEE. Le cadre de la réception CE par type est créé. Il porte d’abord sur des composants isolés, pas encore sur le véhicule complet.
Années 1990 — extension au véhicule complet. La réception par type est étendue au véhicule entier, d’abord facultative, puis obligatoire pour les types nouveaux.
1er janvier 1998 — obligation pour toutes les voitures neuves. À partir de cette date, plus aucune voiture particulière ne peut être immatriculée neuve sans réception du véhicule complet. Toutes possèdent donc un certificat.
2007 — directive 2007/46/CE. Le cadre est étendu aux utilitaires, camions, autocars et remorques, selon un calendrier progressif.
29 octobre 2014 — application complète. À partir de là, la réception du véhicule complet s’applique à toutes les catégories concernées.
1er septembre 2020 — règlement (UE) 2018/858. Il remplace la directive de 2007 et constitue aujourd’hui encore la base juridique du certificat.
Ce que cela change pour votre véhicule
La question pratique est rarement « le certificat existe-t-il ? » mais « en existe-t-il un pour mon véhicule ? ». Trois cas se présentent.
Voitures produites à partir de 1998 : un certificat existe. Il a été remis au premier acheteur avec la voiture neuve, et il a le plus souvent disparu depuis. Le constructeur peut le rééditer à partir du numéro de châssis.
Véhicules utilitaires et remorques : ici, l’année de construction compte au regard du calendrier progressif. Pour un véhicule antérieur à 2014, mieux vaut interroger le constructeur que présumer un refus.
Véhicules anciens et de collection : si le véhicule a été construit avant l’obligation applicable, aucun certificat n’existe — et le constructeur ne peut pas en créer un rétroactivement. La voie passe alors par une réception à titre isolé auprès de l’autorité compétente.
La règle des dix ans
Un point souvent ignoré : en vertu de l’article 36 du règlement (UE) 2018/858, le constructeur doit au propriétaire un duplicata du certificat de conformité en format papier — et ce pendant dix ans après la fabrication du véhicule.
Au-delà, il n’existe plus de droit. Beaucoup de constructeurs continuent d’en délivrer, mais volontairement. Lors d’un import, il vaut donc mieux ne pas différer la demande.
Et le certificat électronique ?
Depuis le 5 juillet 2026, les constructeurs transmettent aux autorités de réception les données de conformité des véhicules neufs au format eCOC. Cela ne change rien à la chronologie ci-dessus : il n’y a aucune rétroactivité. Un véhicule fabriqué avant cette date n’a pas d’eCOC — pour un import ou un certificat perdu, le certificat classique reste le document qui compte.
Questions fréquentes
Sources
- Règlement (UE) 2018/858 — réception et surveillance du marché des véhicules à moteur (EUR-Lex) — 7 septembre 2026
- Directive 2007/46/CE — cadre pour la réception des véhicules à moteur (EUR-Lex) — 7 septembre 2026
- Directive 70/156/CEE — cadre initial de la réception CE par type (EUR-Lex) — 7 septembre 2026
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